27 janvier 2013 ~ 0 Commentaire

Dr manzo norbert-Neurochirurgien

fichier pdfDr manzo Norbert/neurochirurgien

SOINS

 

Traitement de la migraine : une première réussie au CHU

 

Louvinia Valat France-Antilles Martinique 20.10.2012

 

Dr manzo norbert-Neurochirurgien image

Mercredi, après l’intervention, les principaux protagonistes sont ravis. De G. à D. : Dr Norbert Manzo, chef du service de neurochirurgie, Sylvie Perrier, directrice des ventes de la société St Jude Medical France, Philippe Elmaleh, distributeur du neurostimulateur aux Antilles-Guyane, et Dr Nidal Salloum, neurochirurgien. (Jean-Marc Étifier/ France-Antilles)

 

Une première médicale d’importance a eu lieu cette semaine au CHU de Fort-de-France. Elle s’est déroulée au sein du service de neurochirurgie, sous la direction du Dr Norbert Manzo, chef du service,  neurochirurgien. Et pour tous les migraineux chroniques de notre région, elle représente l’espoir de retrouver une vie normale.

 

 

 

 

 

Nous vous le disions dans notre édition de jeudi, l’intervention qui a permis cette évolution porte le doux nom de « stimulation occipitale » . Indiqué pour des patients souffrant de migraines chroniques, soit plus de 15 jours par mois, ce traitement consiste à « stimuler » par des impulsions électriques les « nerfs occipitaux » de ces patients. Nerfs situés sous la peau à la base du crâne et qui transmettent au cerveau les messages des douleurs atroces que ressentent les patients. La méthode est la suivante : il s’agit d’implanter au patient un neurostimulateur connecté à des électrodes posées au plus près des nerfs occipitaux. Tout est sous la peau et ne se voit pas (à la manière d’un pacemaker). Le miracle est quasi immédiat : les migraines disparaissent.
Deux opérations étaient programmées mercredi matin. Nous avons pu assister à la première d’entre elles. Âgée de 51 ans, la patiente s’appelle Solange et fait partie des malades éligibles à ce traitement (voir témoignage). On dit qu’elle souffre de migraine chronique réfractaire. Ses maux de têtes sont devenus un handicap. « Cette méthode est utilisée en dernier recours, quand tous les autres traitements ont échoué » , précise le Dr Manzo.
UNE DIZAINE D’ÉQUIPES MÉDICALES FORMÉES EN FRANCE
Dans le bloc opératoire mercredi, deux hôtes inhabituels : Sylvie Perrier et Philippe Elmaleh. Respectivement, directrice des ventes, division Neuromodulation, de la société St Jude Medical France, qui commercialise le neurostimulateur (et qui a offert les deux premiers au CHU), et distributeur du produit aux Antilles-Guyane.
« La société a d’abord travaillé sur la stimulation médullaire (atteinte du nerf sciatique) » , explique Sylvie Perrier. « Les premières stimulations datent de 1975. Puis elle s’est intéressée à la stimulation occipitale. L’électricité favorise la diminution des symptômes douloureux et la neurostimulation permet de cibler localement la source du problème » .
Depuis un an, en France, une dizaine d’équipes médicales se sont formées à cette intervention. Et plusieurs dizaines de patients en ont bénéficié. Pour les neurochirurgiens du CHU de Fort-de-France, partis se former à Nice, cette technique doit être mise en place au plus vite en Martinique. « Je vois des patients en consultation qui sont à bout, menacent d’en finir, parce que ni l’oxygène, ni la morphine ne leur procure le moindre soulagement » , assure le Dr Norbert Manzo. « Avec cette technique, ils vont retrouver une vie normale, pouvoir travailler, faire du sport, courir, aller à la mer… » . À l’image de Solange, qui a quitté l’hôpital, deux jours après l’intervention, un sourire éclatant aux lèvres.
image dr manzo norbert- neurochirurgien

La patiente est allongée sur le ventre. Les neurochirurgiens officient à la base du crâne. Ils s’apprêtent à « tunneliser » : créer le chemin (ici, de la tête à la hanche) qui va leur permettre de passer la sonde qui sera reliée à la « pile » . (Jean-Marc Étifier/ France-Antilles)

image

C’est ce neurostimulateur, offert par la société St Jude Medical France, qui a été posé sous la peau de la patiente, au niveau de la hanche. Sorte de « pile » (un peu comme un pacemaker), il a une durée de vie moyenne de 4 ans. (Jean-Marc Étifier/ France-Antilles)

- « Aujourd’hui, je revis! »
TÉMOIGNAGE. Vendredi après-midi, hôpital Pierre-Zobda-Quitman, 6B. Solange, patiente du Dr Manzo, attend l’ordonnance du neurochirurgien pour pouvoir rentrer chez elle. Elle est debout à l’entrée de la chambre, souriante. Et, pour son entourage, elle est simplement méconnaissable.
image

Grâce à cette télécommande et surtout au neurostimulateur que Solange porte sous la peau, au niveau de la hanche, elle n’aura plus jamais besoin de médicaments contre la migraine. (Jean-Marc Étifier/France-Antilles)

Solange, c’est cette patiente de 51 ans qui a été la première à bénéficier, en Martinique, de l’implantation d’un neurostimulateur occipital. Son opération a eu lieu mercredi et, déjà, sa vie a changé. « Je me sens très bien. Depuis l’intervention, je n’ai pas du tout eu mal à la tête! » Elle nous montre alors la petite télécommande qui lui permet de régler l’intensité et la fréquence des impulsions électriques qu’elle reçoit. Celles-ci peuvent se faire en continu (ce qui est le cas pour Solange) ou de manière ponctuelle. « Je pose l’antenne sur la hanche, là où se trouve la pile et je stimule. En appuyant sur plus ou moins. On ressent des petits chatouillis, comme des fourmillements, qui partent de la base du crâne et remontent. Mais plus aucune douleur! »
Cette douleur avec laquelle Solange a vécu de longues années et qui était tout simplement atroce. « Les migraines me provoquaient des vomissements. C’était vraiment douloureux et handicapant. Je n’arrivais pas à travailler. Parfois, mon cou était comme paralysé. Je ne pouvais même pas tourner la tête de droite à gauche » .
Joignant le geste à la parole, elle nous prouve qu’aujourd’hui elle peut le faire. Elle ne supportait pas non plus le moindre bruit, ne pouvait pas regarder la télévision. Vendredi après-midi, elle a avoué, dans un éclat de rire : « J’ai passé la journée à regarder la télé! »
Le Dr Manzo, à qui elle a demandé de rester pendant l’entretien, apporte quelques précisions à propos du neurostimulateur, cette fameuse « pile » . « Pour Solange, elle est réglée quasiment au minimum, avec des résultats super-encourageants. Je suis donc très content! Le soir si elle n’a pas mal, elle peut l’arrêter. Inversement, au moment des crises, elle peut le déclencher. Mais ce qui est le plus important, c’est qu’elle ne prendra plus jamais de médicaments pour la migraine! En utilisant une amplitude moindre, on essaie d’allonger la durée de vie du stimulateur, d’aller au-delà de 4 ans. »
Très reconnaissante, Solange a tenu à remercier le Dr Manzo. « C’est grâce à lui que je me sens aussi bien aujourd’hui. Je vais pouvoir retrouver une vie normale, reprendre la marche et encore plein d’autres activités. Aujourd’hui, je revis! »
image

Deux jours après son intervention, les migraines semblent déjà un lointain souvenir. Solange a fait son sac elle-même, pressée de rentrer chez elle. (Jean-Marc Étifier/France-Antilles)

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Adn51 |
Cours2mn |
La podologie et la posturol... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | LES ENFANTS DU MUNC 18
| Lingzhi2daydiet
| Alleea